samedi 19 novembre 2011

Le fantasme du Cinéma X

Je l'ai appris il y a peu grâce à des internautes sur un site de petites annonces ... il y a bien un cinéma X sur Strasbourg !

Ces salles obscures remplies d'idées coquines et qui en inspire, me hantent l'esprit depuis quelques semaines et me voilà pris d'envies fortes d'y poser mes dentelles afin de réaliser quelques rencontres frénétiques que le hasard me pousserait à vivre.

Je pense donc qu'il est temps que je me laisse tenter par l'audace, que j'affronte mes peurs en franchissant le pas, que je pousse la porte de cette salle plongée dans le noir …



Première tentative, il y a quelques jours.

Le cinéma X qui d'apparence n'est pas affligé d'un nom, s'est posé au numéro 1 de la rue d'Obernai à Strasbourg et se situe de manière étrange derrière une petite porte blanche, elle même accolée au dos d'un arrêt de bus. Sans les affiches érotiques apposées sur les vitres de l'entrée, je n'aurai jamais pensé être à la bonne adresse.

Pas très motivant, mais après avoir perdu une heure à chercher une place de parking dans les alentours et de préférence au plus proche de la porte, je descends le petit escalier et rentre dans l'antre du plaisir tout excité de l'aventure que je vais y vivre. 

Déception !

Moi qui m'était habillé de mon corset noir dont les portes-jarretelles étaient tendus par des bas de même couleur et qui avait osé battre les pavés de mes chaussures à talons uniquement vêtu d'une longue veste noire cachant les bretelles et le gonflement des seins de mon haut sexy, je me retrouvais enfin, le voile satiné de mon pyjama féminin flottant dans les courants d'air face au guichetier qui m'annonce que cela fera 10 euro l'entrée …Plaisirs onéreux !?

Pas vraiment, il m'explique que pour ce tarif, je peux me présenter à 14 heures et profiter du cinéma jusqu'à la fermeture du soir, vers 22h00 ou 22h30. Mais qu'il fermera bien avant si il n'y a pas de fréquentations.

J'hésite … j'étais parti vers 18h30 afin d'éviter de payer les parcmètres qui deviennent gratuits à 19h00, j'ai perdu énormément de temps à trouver une place pour figer la gomme de mes roues pour finalement atterrir rue Hirn et traverser la grande rue avec des talons sous le regard des passant(e)s.

Une plombe à se garer, une pour trouver le courage de traverser les rues dans ma tenue, une autre pour pousser le métal blanc qui me séparait de la caisse et deux personnes dans la salle qui risquaient de quitter à tout moment leur siège ce qui signifierait la fermeture et la perte de dix euro pour même pas une heure à attendre un événement à caractère sexuel qui pourraient ne pas se produire ; c'est le risque quand on tente les rencontres hasardeuses !

Je repars déçu … Dommage, j'y étais presque !!!

La suite ...

Fin novembre, je me décide à franchir le pas et me voilà derrière la porte blanche à tendre 10 euro au caissier et me retrouve face au rideau qui me sépare de l'obscène obscurité qui diffuse des râles de plaisirs provenant du film. J'ai hâte, l'aventure commence !

Enfin, je le croyais ... entre la réalité et fantasme, il y a toujours un fossé dans lequel s'écoule votre déception, de ce côté là, j'ai plutôt était contenté.

La salle est d'un bleu turquoise que l'on ne retrouve pas dans les lieux les plus glauques, ce n'est qu'un détail, mais ça me choque, je m'attendais à voire du bordeaux ou quelque chose de plus "érotique" qu'un ton qui me descend le moral. Qu'importe je me dis que le reste de la salle que je ne vois pas encore en entier sera plus attrayant et c'est là que je tombe dans le fossé. 4/5 personnes sont assises, il y a 24 sièges dans un état parfois abimés, le son rendu par les enceintes ne m'a pas l'air au mieux de sa forme, le film diffusé ne m'inspire pas vu sa pauvreté scénaristique et l'activité intense des spéctateurs qui brûlait dans mes pensées est aussi froide qu'un mister freez coinçé au fond d'un congélateur. Je finis par me caler à la dernière rangée pour voire la scéance avec un autre homme assis de l'autre extrémité à ma droite.

(La fin plus tard)